L’Ecole de Légèreté sera à l’édition 2017 d’Equestria

Chaque été au pied des Pyrénées, dans le cadre exceptionnel du Haras de Tarbes, EQUESTRIA, Festival de la Création Équestre, rassemble les passionnés d’équitation du sud-ouest.

Et pour la seconde fois consécutive, l’Ecole de Légèreté est présente pour l’édition 2017 !

Instructeur et élèves-instructeurs, formés par Mr Philippe Karl lui-même, vous présenteront le travail de leur chevaux personnels. L’occasion d’apprécier une éducation montée aboutie et respectueuse du cheval et ce avec des races de chevaux très différentes. Travail en main, puis, en selle, commenté, vous permettront de visualiser et appréhender les principes chers à l’Ecole de Légèreté. Ensuite, une élève d’instructeur vous présentera également son travail avec sa jument. Magnifique opportunité de réaliser que l’Équitation de Légèreté est accessible à tous cavaliers et tous chevaux! Qu’importe votre niveau de départ où votre discipline fréquentée, le dressage de votre cheval est à la portée de vos mains!

Horaires de Passage – Cabaret Equestre:

Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
18h30 15h30 18h30 15h30 18h30

 

Et pour en connaître encore davantage, vous sera proposé pour les déjà cavaliers, une initiation aux principes de l’Ecole de Légèreté ! Avec un cheval école ou votre cheval, si il est présent sur le site, découvrez ou plutôt re-découvrez l’emploi juste de vos aides (mains, jambes, assiette) et la chronologie de la mise en main, base de toute éducation montée. Si vous êtes intéressés, faites le nous savoir!

Horaires de passage Initiation – Théâtre Equestre Champêtre:

Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
 13h15-13h45 13h-13h30 13h45-14h15 13h15-13h45 13h-13h30

 

Pour finir, nombreuses personnes concernées par l’Ecole (Instructeurs, élèves instructeurs, élèves d’instructeurs), vous attendent et vous accueille à notre stand Ecole de Légèreté France, pour discuter, conseiller, et partager leur goût pour cette Equitation de Tradition Française, ne l’oublions pas.

Stand n°7 au Pôle Bien-être et Equitation éthologique

Les livres de Philippe Karl seront également disponible à la vente alors n’hésitez plus! Rejoignez-nous !

L’Equitation de Tradition Française, patrimoine mondial de l’Unesco

Le but de cet article est de vous faire part de la démarche de Philippe Karl vis à vis de l’inscription de l’Equitation de Tradition Française au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Sur le site de l’Unesco, voici ce que nous pouvons lire:

« L’équitation de tradition française est un art de monter à cheval ayant comme caractéristique de mettre en relief une harmonie des relations entre l’homme et le cheval. Les principes et processus fondamentaux de l’éducation du cheval sont l’absence d’effets de force et de contraintes ainsi que des demandes harmonieuses de l’homme respectant le corps et l’humeur du cheval. La connaissance de l’animal (physiologie, psychologie et anatomie) et de la nature humaine (émotions et corps) est complétée par un état d’esprit alliant compétence et respect du cheval. La fluidité des mouvements et la flexibilité des articulations assurent que le cheval participe volontairement aux exercices. Bien que l’équitation de tradition française soit exercée dans toute la France et ailleurs, la communauté la plus connue est le Cadre Noir de Saumur, basé à l’École nationale d’équitation. Le dénominateur commun des cavaliers réside dans le souhait d’établir une relation étroite avec le cheval, dans le respect mutuel et visant à obtenir « la légèreté ». La coopération entre générations est solide, empreinte de respect pour l’expérience des cavaliers plus anciens et riche de l’enthousiasme des plus jeunes. La région de Saumur est également le foyer des enseignants, des éleveurs, des artisans (selliers, bottiers), des services vétérinaires et des maréchaux ferrants. De fréquentes présentations publiques et des galas donnés par le Cadre Noir de Saumur contribuent à assurer la visibilité de l’équitation de tradition française. »

C’est en soi une belle présentation mais est-ce bien cette belle équitation qui est pratiquée de nos jours?

C’est en effet ce que la « France équitante » pourrait représenter mais il suffit de faire un tour sur les terrains de concours amateurs et professionnels pour se rendre compte d’une toute autre réalité. Jusque dans les murs du si réputé
Cadre Noir, les images ne correspondent plus au texte…

Voici un éclairage apporté par Philippe Karl, une lettre ouverte adressée aux concernés: UNESCO_fr

 

Et en cliquant ici, soutenez cette démarche!

 

 

 

Passer pieds nus

Quel intérêt ?
 
 

« Pas de pieds pas de cheval »


Cette phrase est, pourrait-on dire, une vérité absolue et intemporelle.

Ce principe est immuable, mais ça ne devrait pas être le cas des méthodes de soins aux pieds. Loin d’être une critique de la maréchalerie, il s’agit juste d’une constatation, valable pour nombre de méthodes de parage dites « naturelles ». Les matériaux, les méthodes de forge et de parage, les formes et les manières de poser les fers ont certes évolué, mais aucun changement fondamental n’a été effectué. Le regard se porte sur le sabot, mais le pied lui-même, à l’intérieur de cette boite cornée, n’est pas pris en compte comme il le devrait.

Par des études consciencieuses et approfondies sur l’ensemble du pied du cheval, la podologie équine appliquée a pu en déterminer les fonctions de chaque structure.

Pour avoir un cheval sain, il faut que chaque structure accomplisse de façon optimale ses fonctions, de là notre formule :

Structure + Fonction = Performance.

Comment rétablir l’harmonie de ces fonctions ?

Tout d’abord il faut comprendre que les stimuli d’une bonne croissance sont des pressions correctes (Xénophon le savait déjà !). La méthode de parage HPT nous permet de mettre le sabot en équilibre par rapport au pied à l’intérieur, afin de diriger correctement ces pressions et permettre une bonne gestion de l’énergie.

Mais il y a un autre élément encore plus important, le cheval a la capacité innée de se guérir lui-même si on lui procure l’environnement adéquat. Et cela implique le facteur décisif dans la réussite de la podologie équine appliquée : l’implication du propriétaire.

L’environnement du cheval domestique c’est son propriétaire. De ce dernier dépendent, le milieu de vie, l’alimentation, l’exercice, l’état mental et émotionnel du cheval.

Si nous réunissons ces trois ingrédients, nous avons tout ce qu’il faut pour avoir un cheval sain, bien dans ses pieds autant que dans ses sabots.

Mon but n’est pas de donner mauvaise conscience aux propriétaires ayant peu de temps ou de moyens quand je parle d’implication.

Je veux au contraire faire prendre conscience du fait que mettre son cheval pieds nus n’est pas une décision à prendre à la légère : il s’agit d’un choix, d’un mode de vie, voire d’une philosophie, où le propriétaire s’adapte à son cheval et non l’inverse: il s’agit d’adapter le type d’activité aux pieds de son cheval, tout en sachant que l’état des pieds peut et doit s’améliorer par les soins réguliers, l’exercice et le parage.

Peu importe que tel cheval ait naturellement de meilleurs pieds que tel autre. Les pieds de nos chevaux doivent gérer les forces de réaction au sol générées à chaque foulée. Il faut savoir qu’en physique, une loi nous apprend que : Force = Masse x Accélération. Je vous laisse dès lors comparer un cheval sauvage au pas à un cheval monté au trot !

Pour mettre votre cheval pieds nus, vous aurez certainement à suivre un protocole de retour à la santé. Cela peut être plus ou moins long et coûteux. Et malgré cela, en fonction de la discipline et du niveau de performance que vous attendez de votre cheval, vous serez peut-être tenu de protéger ses pieds toute sa vie, par une gestion correcte (hygiène, exercice, terrain, …).
Êtes-vous prêt(e) à vous impliquer activement dans cette phase de transition ?
 Si vous désirez me poser des questions vis à vis des pieds de vos chevaux, contactez moi!

 

Vivre et travailler avec les chevaux

« La connaissance du naturel d’un cheval est un des premiers fondements de l’art de le monter, et tout homme de cheval en doit faire sa principale étude. » La Guérinière
Être avec un cheval c’est être avec un autre individu. Nous sommes fondamentalement différents, nous possédons une communication différente inhérente à nos espèces respectives, mais nous avons ceci de commun d’être des sujets sensibles possédant des capacités d’adaptation donc d’apprentissage.

Nous sommes donc capables d’ apprendre à Être l’un avec l’autre

Domestiqué depuis près de 5 500 ans, le cheval est passé tour à tour du rôle de gibier, à celui d’outil agricole ou militaire jusqu’au statut de sportif, de gagne-pain puis enfin à celui de compagnon voire récemment d’accompagnant. Quelques hordes de chevaux encore sauvages subsistent là où ils ont l’espace certes, mais la majorité sont devant nos fenêtres, en train de pâturer tranquillement (si ils sont chanceux!)…

C’est un fait, nos chevaux sont domestiques et « habitent » avec nous. Nous sommes quotidiennement en étroite cohabitation donc en relation quasi-permanente avec eux.

Autant que cette relation soit agréable ne pensez-vous pas?

Leur offrir un habitat se rapprochant le plus possible de leur habitat naturel (vivre avec des congénères, le plus souvent possible dehors, avec un abri, etc) est un premier pas vers leur épanouissement certes ; mais, est de même importance l’alimentation qu’on leur distribue, les activités qu’on leur donne la possibilité d’avoir, le matériel adapté ou non que l’on utilise et la relation non conflictuelle qu’on leur offre :

J’apprends ce qu’est un cheval, par son simple statut d’être vivant je le respecte, il en est de même pour moi, ils apprennent à me connaître et à me respecter.

Me respecter n’est pas me craindre! C’est là qu’interviennent les connaissances éthologiques et psychologiques.

Dans un premier temps pour éduquer notre cheval, nous avons besoin de communiquer de la même sorte qu’ils le feraient entre eux. Notre stratégie est de les emmener peu à peu dans notre monde d’humains, en s’adaptant tout d’abord à leur propre mode de communication.

C’est en cela que le cheval est école de vie, car pour obtenir une relation de qualité, consciente, harmonieuse, basée sur la confiance mutuelle, nous devons être rigoureux en premier avec nous !

Pourquoi ?

Pour obtenir de nous une constante tranquillité d’esprit qui déteindrait presque comme par magie sur nos chevaux (presque car c’est en fait un véritable travail).

Pour une bonne éducation, voici quelques principes de « savoir-être » à respecter et bien sûr à coupler avec les connaissances éthologiques et psychologiques du cheval : 

·         Quand nous sommes avec nos chevaux, nous ne sommes qu’avec eux, reliés au présent.

·         Nous nous sommes débarrassés de notre poids émotionnel parasite.

·         Nous sommes prêts à nous remettre en question, à rester humble, persévérant.

·         Nous sommes conscients qu’à partir du moment où nous sommes avec eux, nous sommes en situation d’apprentissage.

·         Nous sommes vigilants à garder notre rôle éducatifs et/ou protecteur en toutes situations : rester serein sans perdre de vue notre objectif et l’action en cours pour y arriver sans rester têtu si cette action n’était pas la meilleure méthode.

·         Nous sommes prêts à revenir en arrière dans les situations d’apprentissage si une chose n’est pas bien comprise.

·         Nous faisons preuve de créativité quand il s’agit de découper en morceaux les apprentissages, car chaque cheval est différent par son tempérament, sa conformation ou son passif : donnez leur et donnez vous du temps! Pour les chevaux cette notion n’existe pas! Donnez leur le temps nécessaire pour comprendre et apprendre, chose difficile pour nous humains pour qui le temps est de l’argent… Et très souvent nous avons tendance à imposer nos échéances personnelles à nos chevaux…

·         Nous sommes prêts à leur offrir des moments ludiques : embûches de désensibilisation, travail au sol, cirque, jeux en liberté, balade en main, faire brouter en main (ne signifie pas se faire traîner par son cheval d’une touffe d’herbe à une autre, dans ces cas-là, il vaut mieux le laisser en liberté!) ou encore des séances de massages et de stretching : tout est bon pour faire autre chose que du travail monté!
Attention, être avec les chevaux entend d’être capable de se remettre en question, je n’ai pas dit que c’était facile!

Tous les jours, même quand on a de l’expérience, nous pouvons encore faire des erreurs ! Le tout est de les reconnaître pour chercher à progresser encore.
En tant qu’enseignante, et parce que je travaille des chevaux tous les jours, et parfois devant du public, il m’arrive de commettre des maladresses, voire des bavures, je le sais, je le dis également aux gens qui pourraient se trouver là à ce moment l: quoique qu’il arrive, restez honnête.

Je vois déjà certains, derrière leur écran,  « Mais c’est une thérapie! Pas une activité sportive! »… oui, je crois que vous n’avez pas tort.

Passons à la suite…

Pourquoi vouloir les monter ou les atteler ?

Je crains que la réponse soit : pour notre seul bon plaisir d’humain !

Deux arguments peuvent venir atténuer notre position d' »utilisateur » de nos chevaux : leur besoin de mouvement, souvent loin d’être rassasié dans un paddock de 2000 m carré (en étant généreux!)… et leur incroyable faculté d’apprentissage, qui, si celui est bien mené, peut apporter beaucoup de satisfaction au cheval. 

Effectivement, bouger, marcher, les chevaux sont fait pour ça. 

Que l’on soit cavaliers de loisirs privilégiant l’extérieur ou cavalier esthète voulant percer les mystères d’un dressage réussi ou bien encore cavalier dit sportif voulant transformer son cheval en athlète de haut-niveau, nous utilisons tous l’envie irrésistible  du cheval de bouger.

Nous pouvons constater, quand le travail est bien fait, que le cheval prend plaisir à utiliser son corps et sa réflexion voire même à en augmenter les capacités (corps : flexibilité, mobilité, amplitude, cadence… réflexion : le cheval qui devient savant et qui joue avec l’homme).

Résumons : pour notre plaisir personnel, nous leur montons sur le dos, ou nous les attelons.

Autant être juste avec eux en leur offrant de comprendre ce qu’on le veut obtenir d’eux, non?

L’idée est de passer du simple utilisateur, au statut de partenaire. Comment ?

En leur expliquant pas à pas ce que l’on attend d’eux : pour arriver à l’objectif X, je vais d’abord expliquer le A, B et C qui compose mon X. 

De même importance, à partir du moment où nous les « utilisons », nous sommes responsables de leur santé physique : une musculature de base donnée par un travail correct et régulier ainsi qu’une mise en main élémentaire, alliée à un travail sur la flexibilité de l’encolure, la mobilité des épaules et des hanches, sont à respecter comme une règle d’hygiène. Il en va de leur intégrité physique et de leur longévité.

Bouger, muscler oui mais comment ?

Trop souvent nous voyons des personnes monter sur leur chevaux, bardés d’artifices et essayer d’obtenir vainement des choses qui ne sont ni claires pour les chevaux ni pour les cavaliers : deux individus en conflit, communication coupée, plaisir nulle part.

Où est l’intérêt ?

Le travail ne doit pas être une corvée  !

Même si, ne nous leurrons pas, c’est un vrai travail long et méthodique (car deux apprentissages : mental, puis moteur), il est important pour le cheval que cela reste logique, progressif et motivant.

« Demander souvent, se contenter de peu et récompenser beaucoup » Baucher.
Même si le profond respect du cheval et l’amour que nous leur portons semblent être des raisons suffisantes pour nous pousser à nous poser les bonnes questions, c’est aussi un moyen d’obtenir un cheval performant, car un cheval mal dans sa tête, n’ira pas mieux dans son corps! (soi-dit en passant, les muscles sont les organes parlant de l’anxiété, sans décontraction jamais le cheval ne se livrera vraiment).
« Avec les chevaux, de la douceur est-ce que cela en vaut la peine ?… Oui, toujours! » Nuno Oliveira